La peste porcine africaine «est en train d’envahir le monde»

Cette maladie, non transmissible à l’homme, cause de très importants ravages dans les élevages porcins. Pour Bernard Vallat, président de la Fédération française des industriels charcutiers, son arrivée en France pourrait avoir de graves conséquences sur de nombreux secteurs agricoles.
L’épidémie de peste porcine africaine se rapproche de la France, à la grande inquiétude des éleveurs. La maladie a été de nouveau détectée en Belgique, en janvier, sur deux sangliers. « Elle est en train d’envahir le monde entier », a alerté mercredi, au micro de Matthieu Noël sur Europe 1, Bernard Vallat, vétérinaire, président de la Fédération française des industriels charcutiers « Il y a neuf pays de l’Union européenne qui sont infectés, mais aussi la Russie, la Chine et la Mongolie. Seul e continent américain est encore épargné », relève-t-il.
Sans risque pour l’homme. À la différence de la peste porcine classique, la peste porcine africaine, également appelé « fièvre porcine africaine », ne peut être endiguée par un vaccin. « Les chercheurs nous disent qu’il va falloir des années », souligne Bernard Vallat. « Elle n’est pas transmissible à l’homme, que ce soit par contact avec des animaux malades ou par la consommation de viande contaminée. Elle se révèle toutefois extrêmement contagieuse chez les porcins, – porcs, sangliers et phacochères – chez lesquels elle se manifeste par d’importantes hémorragies internes qui conduisent à la mort de l’animal.

Déstabilisations en chaîne. « Les progrès de la maladie dans le monde sont liés au caractère extrêmement contagieux du virus », poursuit le professionnel qui tient à pointer les risque d’une arrivé du virus en France. « Au niveau de la biodiversité, il y aura des mortalités massives des populations des sangliers et ensuite des élevages de porcs, donc une déstabilisation de la filière porcine française mais aussi de tous ceux qui en vivent », prédit Bernard Vallat qui cite, à titre d’exemple, « les producteurs de céréales qui nourrissent les porcs ». « Il y aurait une déstabilisation du monde rural français. »
Une zone blanche. Des mesures de prévention ont été prises par le ministère de l’Agriculture, et notamment la mise en place d’une zone blanche, vidée de tous sangliers, près de la frontière franco-belge. « C’est une mesure essentielle que les sangliers contaminés dans les forêts belges ne puissent pas arriver en France », salue le vétérinaire.

Source: europe1


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